Center for Hyperbaric Oxygen Therapy

 

 

Principes de base de l'oxygénothérapie hyperbare

 

Historique

L'oxygénothérapie hyperbare (OHB) est peu connue en Belgique, contrairement à la France, aux Etats-Unis, à l'Italie, où les Centres de Médecine Hyperbare sont assez répandus. Il y a des chambres hyperbares en Belgique (il y en a une dizaine maintenant, implantés dans des grands hôpitaux), et certaines d'entre elles ont même été récemment renouvelées. Mais trop souvent, pour des raisons diverses, leur usage réel n'est pas en comparaison avec leur intérêt potentiel.

Pourtant, aussi bien dans le domaine des urgences que dans la médecine "élective", l'OHB trouve un certain nombre d'indications où elle peut s'avérer salvatrice de vies ou de qualité de vie. Comme pour tout médicament, l'indication pour l'oxygène sous pression doit être bien posée. Comme pour tout médicament, il faut que le dosage de l'oxygène sous pression soit bien contrôlé. Comme pour tout médicament, il faut que l'administration de l'oxygène sous pression soit bien dispersée dans le temps.

Si ces trois conditions ne sont pas remplies, il est illusoire d'attendre des résultats favorables d'un traitement par OHB. Comme l'administration d'un antibiotique ne fera aucune différence dans le cours d'une maladie s'il n'y a pas d'infection, l'administration d'une OHB n'aura aucun effet s'il n'y a pas de défaut d'oxygénation (général ou local) en premier lieu.

Effets de l'oxygénothérapie hyperbare

En bref, l'OHB tente de restaurer une pression en oxygène normale ou même supranormale dans des tissus dépourvus d'oxygénation suffisante. Le moyen choisi est l'inhalation d'oxygène pur à des pressions supra-atmosphériques - en général 2,5 atmosphères absolues (ATA). Pour de simples raisons physiques, la pression extracorporelle doit être égale à celle dans les poumons, donc le patient doit être soumis, dans son entièreté, à cette même pression.

Les installations hyperbares

Toute installation hyperbare, plus ou moins compliquée, ne sert qu'à cela: créer une pression de l'air ambiant qui est en équilibre avec celle de l'oxygène inhalé.

Il existe deux types de chambres hyperbares

Le caisson monoplace.



Il consiste en un cylindre étanche, de faible diamètre, dans lequel le patient est glissé. Il est ensuite pressurisé à l'aide d'oxygène pur. Dans ce type de caisson, le patient est physiquement isolé. Une communication visuelle et auditive est cependant possible. Le plus grand problème est pourtant cet isolement du patient. Si un patient est dans un état hémodynamique ou respiratoire critique, l'examen clinique est impossible et il faut alors se fier à une observation à distance ou, en cas de détresse vitale, opérer une décompression rapide.

Les chambres multiplaces

 

sont plus spacieuses et le traitement simultané de plusieurs patients y est possible. Plus important: un ou plusieurs infirmiers et médecins peuvent accompagner et observer le malade pendant tout le traitement. La mise en pression se fait à l'air comprimé, et seul le malade respire de l'oxygène par un masque de visage hermétique, un tube endotrachéal, une cloche en plastique ou en plexiglas. Dans ce type de chambre hyperbare, il est non seulement possible d'assurer une surveillance appropriée d'un patient en état critique, mais, grâce à cette surveillance continue, on observe une fréquence nettement diminuée de barotraumatismes de l'oreille moyenne chez les patients.

Perfusions, pousse-seringues, respi, aspiration, monitoring peuvent tous être prévus à l'intérieur de la chambre hyperbare. Une chambre multiplace peut donc être transformée en chambre de soins intensifs complète, et le traitement intensif ne doit jamais être interrompu.

Vous pouvez trouver des informations sur le déroulement pratique d’une séance dans la
 brochure d’informations patients.

 

 

Top